5 ème Journée : Narbonne - Nantes
UVBN – NANTES-REZE
KROLIS, LE “HOLLANDAIS VOLANT”
Jadis, le quidam investit du titre de « Hollandais Volant » un génie du football. Auteur d’arabesques somptueuses, vif comme l’éclair, spectaculaire, Johannes Cruijff récolta, outre trois Ballons d’Or (1971, 1973, 1974), l’amour d’une nation, la reconnaissance du monde du ballon rond. Souvenirs et images d’archives attestent d’un phénix, gracile et élégant, qui hissa son sport au degré d’art.
De l’avion (vol à moteur), au planeur (vol à voile), en passant par l’aile delta (vol libre), l’être humain désire imiter l’oiseau. Envieux de cette espèce, qui ne connaît ni la gravité, ni la pesanteur, il rêve de « voler dans les airs ». Or, les lois de la physique réduisent à néant ce fantasme intergénérationnel … En dépit de cette réalité scientifique, certains élus perçoivent, sporadiquement, les effluves de cette liberté. Johan Cruyff hier, Tony Krolis aujourd’hui.
Doté d’une détente sèche prodigieuse, le pointu de Nantes-Rezé, surplombe les défenses adverses et survole le classement des meilleurs marqueurs en ce début de saison. Batave à l’instar de son aîné, le surnom de « Hollandais Volant » lui sied à merveille.
LA RENAISSANCE DU « JEU A LA NANTAISE »
« Ce savoir-faire, érigé en philosophie de jeu parfois … » requiert « intelligence de jeu, science du mouvement, de la course et du déplacement, simplicité du geste ». Par ces termes, Patrick Dessault, réalise l’apologie du football collectif et offensif pratiqué, dans les années 1990, par les protégés de Jean-Claude Suaudeau. Des caractéristiques qui correspondent à merveille au style de jeu mis en place … par le NMRV (Nantes Rezé Métropole Volley).
Sous l’égide d’un Tony Krolis céleste (22 points), les nantais livrèrent, samedi soir, une prestation en tout point exceptionnelle. Excellents au service, solides en réception, inspirés en attaque, ils triomphèrent, en toute logique, de l’hôte narbonnais (25-23, 22-25, 25-19, 25-21). Séduit par cette « classe biberon » (25 ans de moyenne d’âge), Jean-Marc Biasio, l’entraîneur audois, prononcera cette phrase lourde de sens : « l’adversaire jouait un cran au-dessus ce soir ».
« La jeunesse est cet heureux temps ou l’on devrait plutôt dire qu’on ne doute de rien plutôt que de dire qu’on n’y doute pas de soi ». Marcel Proust.
DES CENTURIONS IMPUISSANTS
Surfant sur la vague des succès enregistrés face à Tourcoing et à Beauvais (3 sets à 1), les « Centurions » abordaient cette rencontre emplis d’espérance. Au sein d’un Palais du Travail comble et chauffé à blanc, ils ambitionnaient de réaliser « la passe de trois ».
Or, surclassés dans tous les compartiments, défaillants en défense (un seul block gagnant) et en réception, les audois tombèrent les armes à la main sous le joug de l’assaillant nantais. La quête du second set, en dépit d’un déficit de quatre points, entretint l’espoir. Un dessein de courte durée … Anéanti par un rapace « aux ailes déployés », « l’aigle noir ».
J.M
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