3 ème journée : Narbonne – Tourcoing

 

UVBN – Tourcoing

L’avènement d’“Auguste” Viafara

 

 

     Débarqué depuis peu de sa Colombie natale, Jaime Viafara se pose déjà en « Auguste » des temps modernes. Auteur d’une prestation mirifique (notamment en contres), le nouveau souverain de l’UVBN reçut l’adoubement des mains du public audois. Au son de « Jaime Viafara », le Palais du Travail n’eût de cesse de glorifier les actions d’éclat de son central favori. A l’instar du Sénat romain qui, jadis, instituait les empereurs, les supporters narbonnais couronnèrent Viafara … dès son premier point ! Un dithyrambe en bonne et due forme.

Si, Octavien, premier « Auguste » de l’Histoire, demeure dans la mémoire du quidam comme un restaurateur de la paix ; Jaime, lui, incarnera le rédempteur du pêché montpelliérain.

 

     Narbonne – Tourcoing … ou quand David s’étalonne face à Goliath. Le promu languedocien, empli de doutes (deux rencontres, deux défaites 3 sets à 0), accueille une valeur sure de la Pro A, invaincue et sure de sa force (grâce notamment à son triomphe dans la salle de Paris, champion de France en titre, sur le score sans appel de 3 sets à rien).

 

 

Une symphonie en quatre temps

      Le premier set audois respire l’harmonie. Les attaques victorieuses s’enchaînent, les contres se succèdent (7 au total), les points s’accumulent … (24-19). Se produit alors l’impensable … Si souverains jusque là, les « Centurions » commencent à déjouer. Paralysés par la peur de gagner, ils cumulent les réceptions défaillantes (trois d’affilée). Revigorés, les nordistes s’accrochent. Leur jeu se bonifie et se transforme en requiem funeste. Les deux formations se rendent coup pour coup. Le set prend alors des proportions épiques … Sur un énième block, les tourquennois s’emparent du premier set (38-40). Le silence assourdissant qui s’ensuit n’augure alors rien de bon …

 

     Ebranlés par la perte de cette manche (la septième concédée consécutivement), les narbonnais assistent, impuissants, à la démonstration tourquennoise. A mesure que les points tombent dans l’escarcelle des nordistes (10-15), l’horizon s’obscurcit pour les audois … Sous les yeux d’un public aphone devant ce revirement brutal de situation, l’inconcevable va se produire … une seconde fois.  Cette fois-ci, il porte un nom : Marc Schalk. L’ex-international français (40 sélections) stabilise la réception audoise. Mieux, il enchaîne les points gagnants. La magie opère. Le jeu, pourtant si huilé, des nordistes s’effrite à son tour. La théorie des vases-communicants fonctionne alors à plein régime. Portée par la fureur populaire, l’UVBN s’approprie ce set (25-23). « L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme » (Victor Hugo).

 

     En dépit d’une amorce de troisième manche délicate (10-13), la messe était dite. Surclassant, sans coup férir, lors des troisièmes (25-21) et quatrième sets (25-22) leur adversaire d’un soir, les audois, dans le sillage du précieux Renaud Herpe, se délectèrent enfin de la liesse du succès.

 

     Au centre de cette euphorie, de cette communion joueurs-supporters, trôna le monarque des Centurions, l’empereur d’un soir : Jaime Viafara.

 

J.M

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