14ème journée : Cannes - Narbonne (+1/8ème de finale Coupe de France : Narbonne-Rennes)
CANNES 3-0 NARBONNE (25-16,25-22,25-21)
NARBONNE, cité malchanceuse ...
Après le RCNM et le FUN, le Narbonne Volley goute désormais aux affres des blessures en cascade ... Dernière en date : l'hernie discale de Moreno (à la veille de la rencontre à Cannes) qui s'ajoute à la fracture du pouce droit de Patuc et à la pointe ressentie à la cuisse par Schalk ... Décrété par les dirigeants audois, l'état d'urgence devrait conduire à l'arrivée d'un joker médical dans les semaines, voir les jours, à venir.
Dire que l'absence de ces cadres fit cruellement défaut en terre cannoise relève presque de l'euphémisme ...
Si le premier set s'apparenta à un véritable calvaire pour les partenaires de Renaud Herpe, les seconde et troisième manches laissent des regrets tant Narbonne rivalisa avec son hôte du soir. Les "Centurions" ne déposèrent ainsi les armes que dans le money-time d'un second set haletant après avoir tenu la dragée haute (20-20) à des azuréens décontenancés par tant de résistance.
Mieux encore, les joueurs de Tristan Martin se dirigeaient vers un cavalier seul lors de l'ultime manche (15-11) avant de céder sous les coups de boutoir d'un Le Roux inspiré (14 points).
Samedi se profile, au Palais du Travail, le 6ème de la Pro A : Montpellier. Véritable révélation de cette première moitié de saison, les héraultais entendent bien récupérer en terre audoise les points laissés en route contre Rennes.
Coté narbonnais, à défaut d'être impératif, un succès validerait les promesses entrevues contre Rennes et du coté de Cannes. Face à un potentiel qualifiable pour les play-offs, la tâche s'annonce ardue. Les "Centurions", en formation décimée, s'attaquent donc à un véritable Everest ...
J.M
1/8ème de finale de Coupe de France
NARBONNE 2-3 RENNES (22-25, 25-18, 25-16, 24-26, 8-15)
Du rêve à la réalité ...
ACTE 1 : LA TETE DANS LES ETOILES ...
"Je me suis totalement libéré et j'ai senti que rien ne pouvait m’arriver. Quand je retrouve cet état de relâchement et d’attention optimale, je frôle la perfection, je suis comme sur un nuage, je survole la partie, je prends de la hauteur, j'éprouve un état euphorique, plus aucune retenue, je prends du plaisir" (Thierry Tulasne).
L'état de grâce, ce phénomène scientifiquement inexpliquable qui transforme, l'espace d'une rencontre, le plus commun des athlètes en modèle de perfection toucha, mercredi soir, l'espace de deux sets (les second et troisième), non pas un joueur mais une équipe entière : le Narbonne Volley. Tutoyant des sommets inexplorés par instants (notamment lors de ces deux blocks successifs de Jaime Viafara sur le central de l'équipe de France Romain Vadeleux ou lors de cette série iréelle de services gagnants de Marcilio), les protégés de Tristan Martin offrèrent, à un Palais du Travail ensorcelé, un millésime de volley, sublime de précision.
Inspirés en attaque (dans le sillage d'un génial Marcilio), impeccables en réception, prodigieux au service (sous la houlette d'un Renaud Herpe transcendé), les Centurions cumulaient les contres gagnants (6 rien que dans le 2nd set ! ). Les points défilaient ... Tout semblait si aisé, si naturel, si inné ...
Rien, ni personne, ne paraissait en mesure de stopper ces narbonnais transcendés par la perspective d'un quart de finale. Pas même les 4ème de la Pro A ...
ACTE 2 : LES PIEDS SUR TERRE ...
L'état de grâce, par définition, s'avère éphémère ... Nul ne peut prévoir son début, ni même anticiper sa fin ...
De retour sur terre au sortir d'un pélerinage exquis "au dessus des nuages", les Centurions, quand bien même performants, ouvraient la voie au génie de Romain Vadeleux ... S'eveillant de sa torpeur, l'international français, modifiait le cours de la rencontre lors d'une quatrième manche irrespirable. A 25-24, il servait le plomb et offrait sur un plateau d'argent le set à ses coéquipiers. Le signe d'un grand, d'un très grand joueur ...
Passés à 2 points du Graal (Jaime Viafara, intenable, sur deux blocks successifs, ramenait les siens à 24-24), les coéquipiers de Renaud Herpe, déposaient les armes, éreintés qu'ils étaient de leur incursion dans les cieux, dans un 5ème set indigne de leur match. Impuissants face aux artilleurs Pajusalu et Vadeleux, les "Centurions" laissaient s'envoler un rêve longtemps à porter de leurs doigts ...
J.M
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